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blog qui traite de politique et d'info national et international , ce blog est contre sarkozy ; L'UMP , le sionisme , anti bush, anti mondialisation, contre l' imperialisme et a ses organes d'exploitation comme le FMI, contre le terrorisme, anti systeme

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Nous somme 2, nous avons fait ce blog pour pour donner la parole au gens qui en son privée , lutte contre la penser unique , ce blog est aussi contre la propagande et les injustices et decripte les analyse des gens qui font cela , de denoncer le racisme et l'hyppocrisie qui va avec. les gens comme sarkozy et bush son les principaux personne visée par ce blog mais il reste" ouvert" a tous les personalité politique qui son nuisble. non au sionisme

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La Tunisie a rejoint le modèle historique général

Emmanuel Todd est historien et anthropologue. En 2007, avec le démographe Youssef Courbage, il publiait le Rendez-vous des civilisations (Seuil) qui, à revers de la thèse du choc des civilisations, estimait que les pays arabes allaient rejoindre la modernité.Que vous inspire la chute du régime Ben Ali ?Notre livre montrait que, contrairement au discours dominant d'un islam considéré comme incompatible avec la modernité, le monde musulman connaissait un phénomène rapide de modernisation éducative et démographique. De vastes régions musulmanes ont vu leur taux de fécondité tomber entre 2 et 2,3 enfants par femme (le taux de la France ou des Etats-Unis étant de 2 enfants par femme). Une évolution déterminante, car l'histoire montre la concomitance de trois phénomènes : alphabétisation, baisse de la fécondité et révolution. L'Iran, par exemple, a fait sa révolution de 1979 au moment où son taux d'alphabétisation atteignait celui des Français du Bassin parisien en 1789. Or, pour Youssef Courbage et moi-même, dans ce modèle, la Tunisie représentait une bizarrerie. Son taux de fécondité y est le plus faible du monde arabe (2 enfants par femme, en 2005) et l'alphabétisation y est quasiment achevée : pour la période 2000-2004, 94,3% des 15-24 ans savent lire et écrire (97,9% pour les garçons et 90,6% pour les filles). Dès lors, la longévité d'un régime autoritaire semblait alimenter les théories qui prétendent que le monde arabe serait incapable de se moderniser. La raison que nous avions trouvée, c'était le niveau élevé d'endogamie qui, en Tunisie, était nettement supérieur à 30% au milieu des années 90, alors que l'Iran, l'Algérie et le Maroc étaient à 25% et la Turquie à 15%. Or, il y a un rapport entre endogamie et structure politique: l'étanchéité du groupe familial entraîne la fermeture des groupes sociaux sur eux-mêmes et la rigidité des institutions.Que s'est-il passé ?L'hypothèse de l'endogamie était probablement la bonne, mais elle doit être nuancée par une analyse fine des données dont nous disposons. «L'enquête tunisienne sur la santé de la mère et de l'enfant de 1996» (1) marque une chute du taux des mariages entre cousins germains : 36% pour les couples mariés depuis plus de trente ans, 20,5% pour les unions célébrées durant les quatre années précédant l'enquête. On peut supposer que la tendance s'est poursuivie. Autrement dit, l'hypothèque de l'endogamie a été levée, permettant à la baisse de la fécondité et à l'alphabétisation de jouer pleinement leur rôle. Avec cette révolution, la Tunisie a rejoint le modèle historique général et quelles que soient les difficultés à venir (et il y en aura, bien sûr), l'idée d'un retour en arrière est difficilement concevable.Vous avez rappelé l'exemple de la révolution iranienne qui, devenue islamiste, s'en est prise aux femmes. La Tunisie ne court-elle pas le même risque ?Dans la France au XIXe siècle comme en Iran aujourd'hui et dans la Tunisie de demain, la stabilisation démocratique pose des problèmes de transition. Pour l'heure, les islamistes semblent hors-jeu en Tunisie, mais il serait absurde de se crisper si certains d'entre eux devaient intégrer le processus démocratique. N'oublions pas que l'émergence des démocraties anglo-saxonnes a été associée à un concept religieux - en l'espèce, le protestantisme. De nos jours, au c½ur de l'Europe moderne, la CDU allemande est explicitement chrétienne. Quant aux pays musulmans, on observe que la Turquie démocratisée est dirigée par des islamistes modérés proeuropéens, qui s'accommodent fort bien de la hausse de l'alphabétisation et de la baisse de la fécondité - à la grande surprise des laïcs français, mais non des Anglo-Saxons. Quant au statut de la femme, il était partie prenante d'un système familial patrilinéaire qui exige que le fils succède au père. Mais, lorsque le taux de fécondité tombe à 2 enfants par femme, nombreux sont les pères qui n'ont pas de garçon et c'est tout le système qui s'effondre. En réalité, dans de tels pays, et malgré la focalisation sur le port du foulard, le discours islamiste d'abaissement des femmes ne mord plus sur la réalité.La Tunisie va-t-elle devenir le laboratoire du monde arabe ?Peut-être la Tunisie va-t-elle faire passer le monde arabe de l'autre côté du miroir et rendre caduc le sempiternel discours sur l'incapacité structurelle des pays arabes à devenir des démocraties. Plusieurs éléments plaident en ce sens : la démographie, l'éducation, la présence massive de la culture française et l'absence de pétrole - à partir du moment où il y a du pétrole, le régime rentier peut échapper à sa population. Regardons deux pays sur la liste des mutations à venir : en Syrie, le taux d'alphabétisation est encore plus élevé qu'en Tunisie (95,2%), mais l'endogamie reste très forte, en particulier dans les zones sunnites. En revanche, en Egypte, l'alphabétisation a pris du retard (73,2%), mais l'endogamie, déjà pas très élevée, est en chute libre. Il est probable que les dirigeants de ces deux pays regardent ce qui se passe en Tunisie avec beaucoup d'attention...
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#Posté le mercredi 19 janvier 2011 05:19

Sarkozy est bel est bien un criminel de guerre et un raciste.

Nicolas Sarkozy a promis la fin de la Françafrique : mythe ou réalité ?

À l'époque des indépendances, le général de Gaulle, qui ne voulait en aucun cas perdre son « pré carré » africain, imposa aux anciennes colonies françaises des accords de coopération permettant de maintenir une très forte influence française en Afrique francophone. Parallèlement, il chargea Jacques Foccart, surnommé « le Monsieur Afrique », de maintenir ces États sous le joug français par le biais d'un ensemble de moyens illégaux et occultes. Cette époque de décolonisation est considérée comme la genèse de ce que François-Xavier Verschave appelait la Françafrique. Tous les successeurs du président de Gaulle, de Georges Pompidou à Jacques Chirac, ont entretenu des réseaux parallèles permettant de poursuivre cette politique françafricaine. Qu'en est-il de la l'actuel président Nicolas Sarkozy ? Sa politique africaine s'inscrit-elle dans une rupture, comme il l'a promis pendant la campagne présidentielle de 2007 ou, au contraire, dans une continuité ? Cet essai tente de répondre à cette question en s'appuyant sur certains des évènements les plus marquants du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

À l'époque de la colonisation, l'Afrique était source de profits colossaux pour les sociétés coloniales exploitantes de bois, d'hévéa, de bananes, de café ou de cacao. Elle permettait également à la France d'accéder aux matières premières stratégiques comme l'or, l'uranium et le pétrole. Il paraît donc évident que la France ne souhaitait pas l'indépendance de son empire colonial, mais qu'elle s'est trouvée contrainte d'abandonner ses territoires africains. Plusieurs raisons permettent d'expliquer cette « décolonisation forcée » au tournant des années 1950-1960, à commencer par l'affaiblissement économique de la France au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Les bourbiers indochinois (1946-1954) et algérien (1954-1962) constituaient deux raisons supplémentaires. Enfin, le désir d'émancipation de la plupart des colonies françaises ainsi que la montée des mouvements nationalistes et anticolonialistes ont également contribué à pousser la France à négocier l'indépendance de la quasi-totalité de ses colonies d'Afrique Noire.

Cette tâche délicate revint au général de Gaulle qui mit en place une stratégie ½uvrant pour une décolonisation partielle des colonies françaises, dont le but officiel fut leur émancipation progressive mais dont l'objectif officieux était leur maintien sous la tutelle politique, économique et militaire de la France. Pour ce faire, il leur proposa l'appartenance à une structure nommée la « Communauté », prévoyant leur autonomie au niveau interne, mais leur dépendance vis-à-vis de la France dans les domaines de la défense, de la diplomatie, de la monnaie et du commerce extérieur. À l'exception de la Guinée de Sékou Touré, qui opta pour une indépendance complète et immédiate (le 2 octobre 1958) et qui décida de rompre tout lien avec son ancienne puissance colonisatrice, onze colonies d'Afrique Noire et Madagascar acceptèrent d'appartenir à la Communauté, obtenant ainsi le statut de républiques autonomes. Puis, en 1960, le président de Gaulle enclencha le processus de décolonisation « totale », les colonies (le Cameroun, le Togo, Madagascar, le Gabon, la Côte d'Ivoire etc.) devenant alors indépendantes par octroi. Tout en proclamant ces États indépendants, le président français, qui ne voulait en aucun cas perdre son « pré carré » africain, leur imposa des accords de coopération permettant de maintenir une très forte influence française en Afrique francophone. Parallèlement, il chargea Jacques Foccart, surnommé le « Monsieur Afrique », de maintenir les pays d'Afrique francophone sous le joug français par le biais d'un ensemble de moyens illégaux et occultes. Proche collaborateur du général de Gaulle, puis de Georges Pompidou, Jacques Foccart fut Secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974. Homme de réseaux, son rôle fut notamment la mise en place de dictatures africaines favorables à la politique de la France en Afrique par l'intermédiaire, entre autres, de la fraude électorale et de l'élimination physique des leaders et mouvements indépendantistes.

Cette époque de décolonisation (1958-1960) est considérée comme la genèse de ce que François-Xavier Verschave [1] , économiste de formation et fondateur de l'association Survie [2] , appelait la Françafrique, terme faisant ironiquement référence à l'expression « France-Afrique » inventée en 1955 par Félix Houphouët-Boigny (président de la Côte d'Ivoire de 1960 à sa mort en 1993) pour définir les « bonnes » relations qu'il avait l'intention d'établir avec la France. La Françafrique désigne : « une nébuleuse d'acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l'accaparement de deux rentes : les matières premières et « l'aide publique au développement » (APD). La logique de cette ponction est d'interdire l'initiative hors du cercle des initiés. Le système, autodégradant, se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique louchant vers la privauté : la progéniture de présidents, ministres et généraux rejoignent volontiers la ronde des trafics » (Agir ici et Survie 1996 : 8-9). Selon François-Xavier Verschave, l'expression « Françafrique » signifie également « France à fric » (Verschave in Diop et al. 2005 :106). En effet, l'auteur indique que : « sur quatre décennies, les centaines de milliards d'euros détournés de la dette, de l'aide, du pétrole, du cacao... ou encore ponctionnés via les monopoles d'importation tricolores ont nourri les réseaux politico-affairistes français (tous greffés sur un tronc néo-gaulliste), les dividendes d'actionnaires initiés, les grandes man½uvres des services secrets et les expéditions mercenaires » (Verschave in Diop et al. 2005 :106-107).

C'est ainsi qu'au lendemain de la « décolonisation », afin que la France puisse continuer à exercer son système d'exploitation coloniale dans ses anciennes colonies africaines, le général de Gaulle installa des chefs d'État « amis » de la France tels que Félix Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire ou Omar Bongo au Gabon, soit par la fraude électorale, soit par l'organisation de coups d'État, avec l'aide de son principal collaborateur, Jacques Foccart, directeur de l'officieuse « cellule africaine » de l'Élysée. Tous les successeurs du Président de Gaulle, de Georges Pompidou à Jacques Chirac, ont entretenu des réseaux parallèles (réseaux des fils et neveux de Valéry Giscard d'Estaing, de Charles Pasqua et de son fils Pierre, du fils aîné du président François Mitterrand, Jean-Christophe Mitterrand surnommé « Papamadit » etc.) permettant de poursuivre cette politique françafricaine. Et qu'en est-il de la l'actuel président Nicolas Sarkozy ?

Pendant la campagne électorale de 2007, le candidat Sarkozy multiplia les annonces de ruptures avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme ou encore les détournements de l'APD. En d'autres termes, il fustigea la Françafrique. De plus, en février 2008, il entonna, devant le Parlement sud-africain, un hymne à la « renaissance » du continent africain et appela de ses v½ux une « refondation » des relations entre la France et l'Afrique. Par conséquent, il semblerait, à première vue, que Nicolas Sarkozy promeuve une politique africaine allant à contre-courant de celle de ses prédécesseurs. Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l'Élysée, il apparaîtrait au contraire qu'il ne déroge pas à la règle et qu'il perpétue cette ancienne tradition coloniale française.
Résumé de la politique africaine de Nicolas Sarkozy, depuis le 6 mai 2007, en quelques actes

Premièrement : soulignons que le 25 mai 2007, seulement trois semaines après la victoire de Nicolas Sarkozy, Omar Bongo fut l'un des premiers chefs d'État étrangers à être reçu à l'Élysée. Un premier acte qui tranche radicalement avec le discours de campagne du nouveau président : « Je veux être le président de la France des droits de l'homme. [...] Je ne veux pas être le complice d'aucune dictature à travers le monde » (Nicolas Sarkozy, meeting de L'UMP, Paris, 14 janvier 2007). En effet, figure historique de la Françafrique, pur produit du néocolonialisme français en Afrique, le dictateur Omar Bongo a régné sur le Gabon d'une main de fer pendant 42 ans (de 1967 à sa mort en 2009).

Deuxième acte important à souligner : le discours de Dakar (Sénégal). Le 26 juillet 2007, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne, le président Sarkozy prononça à Dakar son discours fondateur de la nouvelle politique africaine française. Le ton était censé être amical et fraternel. Le discours véhicula au contraire un relent de paternalisme et d'arrogance, comme en témoignent le désormais légendaire extrait suivant : « L'Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur. [...] Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès » (Nicolas Sarkozy, Dakar, 26 juillet 2007). Il tenta même de mettre en lumière les prétendus effets positifs de la colonisation : « [Le colonisateur] a pris mais je veux dire avec respect qu'il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu féconde des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n'étaient pas des voleurs, tous les colons n'étaient pas des exploiteurs » (Nicolas Sarkozy, Dakar, 26 juillet 2007), excluant toute idée de repentance de la part de la France contemporaine : « nul de peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères » dit Nicolas Sarkozy en référence à l'esclavage et la colonisation (Nicolas Sarkozy, Dakar, 26 juillet 2007). Ce discours qui se voulait fédérateur et à la gloire de l'Afrique s'inscrivit en réalité dans ce que Doudou Diène, intellectuel et diplomate sénégalais, dénonce comme « une dynamique de légitimation scientifique et intellectuelle du racisme par les élites ». En d'autres termes, ce discours s'inscrivit dans une perpétuation de la pensée (néo)colonialiste française, aux antipodes donc d'une rupture avec les pratiques des générations passées.

Troisièmement : mentionnons la visite en France du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en décembre 2007, quelques jours après, d'ailleurs, la réception de Denis Sassou N'Guesso (président du Congo-Brazzaville) au Sénat. Ces visites, tout comme celle du président gabonais en mai 2007, semblent crédibiliser l'idée selon laquelle il y aurait pour Nicolas Sarkozy des « bons dictateurs » (les acteurs de la Françafrique tels qu'Omar Bongo, Mouammar Kadhafi, Denis Sassou N'Guesso, le Camerounais Paul Biya, le président burkinabé Blaise Compaoré etc.) et « mauvais dictateurs » (ceux qui combattent la politique françafricaine tel que feu Sékou Touré, président de la Guinée de 1958 à 1984).

Quatrièmement : le cas d'Idriss Déby au Tchad mérite aussi d'être souligné. De multiples exactions sont imputées au dictateur Déby, dans un premier temps sous le régime d'Hissène Habré lorsqu'il était chef d'état-major de l'armée tchadienne (on estime à 40 000 le nombre de personnes torturées et/ou exécutées), puis sous son propre régime depuis 1990. Idriss Déby, ce militaire formé à l'École de guerre de Paris, a fortement contribué à la systématisation de la terreur, à la banalisation de la torture et du viol et à la répétition des nettoyages ethniques au Tchad et dans les pays voisins (Congo-Brazzaville, Soudan, Niger, Centrafrique). Il a aussi accéléré la paupérisation de son pays malgré la manne pétrolière censée être bénéfique au budget de l'État. Depuis 2005-2006, des mouvements rebelles, dont le Rassemblement des forces pour le changement (RFC, ex SCUD) dirigé par ses propres neveux, Timane et Tom Erdimi, tentent en vain de renverser le régime tchadien scrupuleusement défendu par la France. En février 2008, après une énième tentative de prise du pouvoir par les rebelles, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, s'est rendu à N'Djamena pour apporter un message de soutien au président tchadien. Selon le ministre, l'appui du président Sarkozy à son homologue tchadien « a été permanent », le président français l'ayant « appelé à de très nombreuses reprises, même aux pires moments » des affrontements entre les forces régulières tchadiennes et la rébellion, pour le contrôle de la capitale. Là encore, la politique africaine de Nicolas Sarlozy s'inscrit clairement dans la continuité de celle de ses prédécesseurs. En effet, rappelons que depuis son arrivée au pouvoir, le président Déby a été réélu à toutes les élections présidentielles qui se sont avérées être de véritables mascarades électorales : en 1996, en 2001 et en 2006, après avoir révisé la constitution pour la circonstance. Lors d'une visite au Tchad, en mai 2004, le ministre français délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Xavier Darcos, s'exprima en ces termes : « La France soutient la position du président Déby qui a été élu démocratiquement et par deux fois, elle salue le fait que l'Assemblée nationale, à une majorité supérieure à celle qui d'habitude soutient le gouvernement, a approuvé la révision de la Constitution ».

Cinquième acte crucial à évoquer : la nomination de Jean-Marie Bockel aux Anciens combattants suite à ses prises de positions sur les relations entre Paris et certaines capitales africaines. En effet, rappelons qu'en janvier 2008, Jean-Marie Bockel, alors secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, annonça son intention de « signer l'acte de décès de la « Françafrique » ». Ses déclarations auraient fortement déplu au président gabonais qui réclama son départ du gouvernement français. Deux mois plus tard, en mars 2008, Bockel quitta ce poste et se retrouva chargé des Anciens combattants. Cette anecdote en dit long sur l'influence qu'exerçait Omar Bongo sur le monde politique français. Elle nous donne également des indications sur la politique africaine de Nicolas Sarkozy qui a vraisemblablement l'intention de perpétuer la « bonne vielle » tradition de la Françafrique.

Pour finir : soulignons qu'en septembre 2009, l'Élysée (par le biais du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et du ministre de la Coopération, Alain Joyandet) s'est réjouie du résultat de l'élection présidentielle au Gabon qui s'est soldée par la victoire d'Ali Bongo, fils du défunt dictateur Omar Bongo. Par ailleurs, évoquons le coût des vacances à la Baule du président camerounais, Paul Biya (nouveau doyen de la Françafrique depuis la mort de Bongo), en août 2009 : environ 800 000 euros pour de trois semaines de vacances. Ces deux évènements marquent indéniablement la pérennisation de la Françafrique et le soutien de la France contemporaine aux dictatures africaines s'enrichissant sur le dos du peuple.

Ainsi, au regard des actes précédemment cités, il apparaît évident que la politique africaine de Nicolas Sarlozy s'inscrit plus dans une continuité que dans une rupture. Elle est une perpétuation de la politique néocolonialiste que chaque président français a poursuivie depuis les « indépendances » africaines.

Jérémie Kroubo Dagnini

Bibliographie

Agir ici et Survie, Dossier noir de la politique africaine de la France n°13. Projet pétrolier Tchad-Cameroun : Dés pipés sur le pipe-line, Paris, L'Harmattan, 1999.

Agir ici et Survie, Dossier noir de la politique africaine de la France n°7. France-Cameroun, Croisement dangereux !, Paris, L'Harmattan, 1996.

Bongo, Omar et Routier, Airy, Blanc comme nègre : entretiens avec Airy Routier, Paris, Grasset, 2001.

Diop, Boubacar Boris, Tobner, Odile et Verschave, François-Xavier, Négrophobie, Paris, Éditions les Arènes, 2005.

Foccart, Jacques et Gaillard, Philippe, Foccart parle, entretiens avec Philippe Gaillard, tome 2, Paris, Fayard/Jeune Afrique, 1997.

Foccart, Jacques et Gaillard, Philippe, Foccart parle, entretiens avec Philippe Gaillard, tome 1, Paris, Fayard/Jeune Afrique, 1995.

Foutoyet, Samuël, Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Bruxelles, Edition Tribort, 2009.

Gassama, Makhily (Dir.) et al., L'Afrique répond à Sarkozy : contre le discours de Dakar, Paris, Editions Philippe Rey, 2008.

Kroubo Dagnini, Jérémie, « Dictatures et protestantisme en Afrique Noire depuis la décolonisation : le résultat d'une politique françafricaine et d'une influence américaine certaine » in Historia Actual Online, n°17, octobre 2008, Cadiz, Universidad de Cadiz, ISSN : 1696-2060, 113-128.

Péan, Pierre, L'homme de l'ombre, Paris, Fayard, 1990.

Péan, Pierre, Affaires Africaines, Paris, Fayard, 1983.

Verschave, François-Xavier, La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Paris, Stock, 2003.

Verschave, François-Xavier, Noir Chirac, Paris, Éditions les Arènes, 2002.

Verschave, François-Xavier, France-Afrique : le crime continue, Lyon, éditions tahin party, 2000.

Verschave, François-Xavier, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Paris, Éditions les Arènes, 2000.

Verschave, François-Xavier et Hauser, Philippe, Au mépris des peuples. Le néocolonialisme franco-africain, Paris, La Fabrique éditions, 2004.

Yorongar, Ngarlegy, Tchad : le procès d'Idriss Déby, Paris, L'Harmattan, 2003.

Jérémie Kroubo

http://www.pluricitoyen.com/spip.php?article106
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#Posté le jeudi 02 décembre 2010 12:05

” Il faut proclamer qu'il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu'il a été grand hier et donc, peut-être aujourd'hui et demain. Fonder l'espoir ". Thomas Sankara

Quinze octobre 1987, qui se souvient qu'il a fait un peu plus froid même sous les tropiques ? Comme si une main glaciale avait étreint nos souffles. Qui remémore le fait que le monde a semblé s'arrêter ? Qui se rappelle le fait que beaucoup sont descendus du train de l'espoir croyant le message mort avec le messager ?

Le quinze octobre 1987, le héros est tombé. Nos vingt ans se sont pétrifiés comme se figeaient nos espoirs.

Etait-il possible que l'Afrique n'ait pas d'autre solution que l'acceptation servile de définitions d'elle-même et de sa destinée par d'autres ? Etait-il possible que la seule possibilité qui nous soit accessible soit celle d'accepter le mépris et l'offense faite à l'Afrique sans réagir ?

Etait-il possible que notre Thomas n'ait été qu'un combattant contre des moulins à vents le temps d'être arrêté ?

Etait-il possible que la funeste et tentaculaire Françafrique ait eu à toujours le dernier mot sur nos destinées d'Afrique ?

Il a soufflé sur nos c½urs un vent paralysant.

Isidore Noël Thomas SANKARA était devenu en quelques années le visage de nos rêves d'Afrique. Orateur exceptionnel il savait nous toucher dans ce que nous avions d'essentiel : notre africanité, notre dignité, notre humanité, notre appartenance pour une partie de la jeunesse à la gente féminine. Nous avions vingt ans et voici qu'un homme nous offrait par son regard, son action et ses mots des lendemains autres que le fait de marcher sur les sentiers largement battus de l'Afrique aux ordres.

Isidore Noël Thomas SANKARA, figure de la liberté, de la dignité, de l'audace, d'une jeunesse autrement. Les François Mitterrand et autres Félix Houphouet Boigny auraient voulu le réduire au rôle du jeune agité utopiste et incontrôlable. Ils auraient voulu que l'on ne voie en lui que cela. Mais voilà, Sankara était porté par un feu qui parlait aux braises de nos désirs de liberté et, en nous se levait un feu pour la terre mère, pour nos nations.

Il est une jeunesse en Afrique, jeunesse d'hier ou d'aujourd'hui qui n'a pas pour ambition de revêtir le costume de l'oncle Tom en singeant l'occident et ses valeurs. Cette jeunesse n'a pas pour fin l'entrée dans les schémas allogènes de la réussite au point de ne plus se soucier des intérêts du pays ou du continent. La force de la jeunesse c'est sa capacité à embrasser avec passion des idéaux élevés. Que communiquons-nous à notre jeunesse, laissons passer le souffle de Thomas.

Thomas Sankara a été une voix quasi prophétique pour réveiller nos esprits en somnolence pour les inviter à repenser l'Afrique autrement et avec espérance. « La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l'esprit de néo-colonisé qu'il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes. Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c'est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins » Thomas Sankara
Oh il ne caressait pas l'auditoire dans le sens du poil. Il lançait des défis par les mots. « Ces aides alimentaires (...) qui installent dans nos esprits (...) ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous n'en voulons vraiment plus ! Il faut produire, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés. » 1ère conférence nationale des CDR, 4 avril 1986.

Les « aînés » africains et autres gouvernants français auraient aimé réduire sa passion et sa fougue en une exaltation de quelque illuminé, mais l'homme avait sur le monde plus qu'une ½illade, il avait un regard, une vision.

Il a osé parler de et à l'occident avec fermeté : « Le pillage colonial a décimé nos forêts sans la moindre pensée réparatrice pour nos lendemains” 1983, Paris, Conférence Internationale sur l'arbre et la forêt.

Il s'est arrogé le droit de dénoncer et de s'attaquer aux fondations de la Françafrique. « Le système néocolonial tremble quand le peuple devenu maître de sa destinée veut rendre sa justice ! » (T. Sankara)

La pieuvre ne pouvait rester inerte elle avait un tentacule prénommé Blaise qui a opportunément oublié que Thomas et lui avaient été amis. Le tentacule osera nier cette amitié après le crime odieux. Thomas est tombé, Compaoré peut régner. Oui mais voilà après la tétanie, après la pétrification, après les colères et autres désespoirs, la voix et le souffle de Thomas éveillent encore et toujours nos esprits. Compaoré et ses comparses gouvernent (si l'on peut dire) des pays, mais ils ne règnent pas sur nos libertés de penser et d'envisager l'Afrique. Thomas et ceux qui l'on précédé ont frayé des chemins de liberté dans nos conscience. Ils ont tué un homme, ils ne l'ont pas vaincu pour autant.

Le message de Thomas Sankara était plus grand que les limites de sa peau, il continue à rappeler aux jeunes et moins jeunes qu'une Afrique autrement est possible. Les meurtriers coupables et ou complices de son assassinat n'ont pas tué le rêve ils en ont différé juste la réalisation. Un homme est mort mais il a semé des pousses d'espoir et par toute l'Afrique se lèvent et se lèveront des femmes et des hommes animés de cette sainte jalousie pour l'Afrique et qu'elle le veuille ou non la pieuvre lâchera prise et ira étendre ses ignobles tentacules ailleurs.

« Tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront ! » disait Thomas Sankara.
Nous sommes des Thomas Sankara en puissance. Pour la cause de l'Afrique panafricaine et libre nous devons laisser passer le souffle qu'il portait.
Respects profonds et reconnaissants à ta mémoire Isidore Noel Thomas SANKARA. Que le souffle qui animait tes combats se ranime avec force ce jour et pour la suite des temps afin que l'Afrique notre Afrique se lève comme un seul homme pour refuser désormais pour refuser toute cession sur les terrains de la liberté et de la dignité.
Aussi imparfait qu'il ait été, sa fougue et ses erreurs ne l'avaient pas changé dans sa passion pour une Afrique libre et digne. Il avait rêvé l'Afrique autrement, le nom de son pays aujourd'hui est un écho de son rêve : le pays des hommes intègres.

Sommes-nous prêts à reprendre le flambeau. Le choc brutal de l'annonce de sa mort est passé, l'Afrique attend. Qu'il ne soit pas mort pour rien, pas plus que Lumumba, Nyobe, Biko et les autres.

Nous appelons des dirigeants sur le modèle de Sankara.
Sa vie, son passage élèvent notre niveau d'exigence quant à nos dirigeants.
A BAS LA FRANCAFRIQUE ! VIVE L'AFRIQUE LIBRE DIGNE ET SOUVERAINE.

Nous sommes Sankara
Nous sommes des héros qui ne demandons qu'à nous lever. Mais nous l'ignorons souvent.
Nous sommes africains.
Nous sommes l'Afrique.
A nous de nous lever et aux héros tombés sur le champ d'honneur de reposer en paix.

Vous pouvez signer l'appel pour la réouverture de l'enquète sur l'assassinat de Thomas Sankara, déjà signé par : José Bové, Tiken Jah Fakoly, Eduardo Galeano, Didier Awadi, Jean Ziegler, Guy-Patrice Lumumba, Sams'K Le Jah, Eric Toussaint, Alain Lipietz, Michel Collon, Nicole Kiil-Nielsen, entre plus de 4000 signature...

-> JUSTICE POUR THOMAS SANKARA

Source : www.thomassankara.net
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#Posté le mercredi 03 novembre 2010 13:19

Pourquoi ils haïssent le Tea Party

Les membres du Tea Party sont définitivement sortis de l'anonymat lors de leur première grande manifestation nationale le 15 avril 2009, lors du Tax Day, la date limite de paiement des impôts. Depuis, ils ont porté des candidats à l'assaut de la Chambre des Représentants et du Sénat et n'ont cessé de déclencher la fureur des éditorialistes des deux côtés de l'Atlantique.

Et la presse française comme à l'accoutumée n'est pas en reste...



Une fois encore la presse hexagonale s'est illustrée par son absence totale de nuances, son refus des paradoxes et des contradictions et par son incapacité à envisager une situation sous ses différents angles.

De quoi s'agit-il cette fois ? Du mouvement Tea-Party (1).

Qu'a-t-on pu lire ou entendre sur le Tea Party ? On peut le résumer à ces quelques slogans et ces quelques formules répétées jusqu'à plus soif : “mouvement ultra-conservateur, religieux extrémistes, incarnation de l'extrême-droite américaine, puritains, racistes parfois etc...” .

Un vrai mouvement croquemitaine-épouvantail donc au regard des obsessions dogmatiques des plumitifs de la place parisienne.

TF1 et Canal+ ne furent évidemment pas en reste niveau désinformation, mais la palme est remportée haut la main par Guy Sitbon de Marianne qui a la fâcheuse tendance à toujours se tromper (ou à tromper ses lecteurs c'est selon) et à la non moins ineffable Hélène Vissière du Point.

Car la réalité, comme souvent (comme toujours ?), présente une multiplicité de visages et un degré de complexité qui échappe totalement au rouleau compresseur médiatique. Il est impossible de donner une définition précise du Tea Party sans tomber dans la facilité, la caricature ou l'inexactitude.

Toutefois, si nous devions nous lancer dans une tentative descriptive, les rares points communs qui semblent réunir les partisans de ce mouvement très hétéroclite sont la colère contre l'Establishment de Washington et les plans de renflouement bancaire.

Pour le deuxième point, les raisons avancées par les membres du Tea Party peuvent varier : certains voient toute intervention de l'Etat dans l'économie comme une forme de socialisme larvée, d'autres ne supportent pas l'idée de venir en aide aux banquiers qui ont provoqué la crise, d'autres enfin (plus rares) préconisent une aide aux banques uniquement pour protéger les dépôts des ménages et pour permettre aux banques de continuer à accorder des crédits et ainsi favoriser la reprise en finançant les entreprises. En revanche, ces derniers ne veulent pas entendre parler d'un sauvetage des banques d'affaires, des fonds spéculatifs ou de faire porter sur les épaules du peuple américain le poids des titres toxiques.

Hormis ce socle commun, les patriotes du Tea Party ont des parcours de vie et politiques très différents les uns des autres.

Les scribouillards fatigués de la presse française ont pris un soin tout particulier à faire croire que le Tea Party movement ne serait composé que de Républicains prêts à déborder sur leur droite les caciques du GOP pour les forcer “à revenir dans le droit chemin“.

Seulement les choses ne sont pas aussi simples.

Si effectivement, cette description revêt une part de vérité, elle n'englobe nullement l'ensemble de l'esprit du mouvement.

On a pu voir notamment l'indépendant Jim Trafficant reçu comme un héros par les membres du Tea Party dans l'Ohio, des libertariens comme les Paul père et fils accueillis comme des sauveurs, le second a même été propulsé grâce à leur soutien candidat du Parti Républicain dans le Kentucky.

Plus éclairant encore, la candidate du Parti Démocrate dans la 22ème circonscription du Texas, Kesha Rogers, rooseveltienne et proche de l'économiste Lyndon Larouche, est appuyée officiellement par Pete Robertson, un des membres fondateurs du Tea Party. Ce dernier a déclaré que Kesha Rogers avait la stature et le courage pour s'attaquer à Wall Street et que tout cela n'a rien à voir avec l'appartenance à tel ou tel parti.

Le Tea Party a également attiré vers lui de nombreux constitutionnalistes inquiets du sort fait au Freedom of speech depuis le début de l'ère Bush-Cheney. Liberté d'expression et de parole qui reste très largement menacée depuis l'arrivée d'Obama à la Maison-Blanche.

D'autres sont soucieux pour la pérennité et la garantie du Deuxième amendement de la Constitution américaine (port d'armes) qu'ils estiment en grand danger. Leur angoisse se base sur les déclarations de quelques ténors du Parti Démocrate (Parti de l'Âne) et notamment de Rahm Emmanuel (2).

Plus généralement, le Tea Party est un mouvement conservateur classique opposé à l'avortement, au mariage homosexuel, à la légalisation des drogues, hostile à l'immigration (Tom Tancredo est très en pointe sur ce sujet), favorable aux mesures prises par le gouverneur de l'Arizona, Mme Jan Brewer pour lutter contre les arrivées massives de clandestins dans son État. On trouve aussi des climato-sceptiques qui doutent de la rigueur “scientifique” des “expertises” du GIEC ou encore des birthers (3).

Dans leur grande malhonnêteté, les journalistes ont essayé de discréditer ce mouvement aux yeux du public français en se focalisant sur les outrances haineuses de Rick Santelli de la chaîne financière CNBC ou sur les propos hostiles à la masturbation qui ont été prononcés par la candidate estampillée Tea Party, Christine O'donnell. Comme si être favorable ou non à l'onanisme justifiait ou pas de la validité de leurs positions sur Wall Street et le Big Government.

Évidemment, il ne faut pas non plus idéaliser dans sa totalité le Tea Party. Il percevrait plus ou moins directement des fonds du cigarettier Philip Morris, de l'assureur MetLife et beaucoup plus ouvertement des milliardaires frères Koch (Americans for prosperity) et de Steve Forbes. Sans parler de la volonté des “neo-cons” de faire main basse sur le mouvement. La volonté de récupération est d'ailleurs bien visible lorsqu'on voit Glenn Beck et Sarah Palin sur le devant de la scène.

Toutefois, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Le Tea Party bien que victime de son succès n'en demeure pas moins un mouvement novateur et dont la dimension révolutionnaire est absolument indiscutable.

Comment expliquer cette haine du Tea Party en France ? Deux principales explications à cela : le Tea Party risque de coûter très cher au chouchou des média hexagonaux le sieur Obama lors des élections de mi-mandat du 2 novembre, mais surtout, pour un certain nombre d'analystes, le Tea Party est un mouvement populiste et grassroots qui a donné des sueurs froides aux hiérarques des deux grands partis (avant peut-être d'être instrumentalisé à des fins électoralistes par le parti de l'Âne). Imaginez si une telle chose jaillissait en France ou en Europe... Horreur !

Dans cette façon si partiale et si peu objective de présenter le Tea Party, la cléricature médiatique française a montré une fois encore sa haine du peuple, sa torpeur face à ce qui échappe à ses critères et ses canons idéologiques, mais surtout son incompétence chronique pour saisir ce qui fait la substantifique moelle des autres Nations de ce monde.

Les journalistes ne comprennent rien à la Russie de Poutine, au Venezuela de Chavez, à l'Iran d'Ahmadinejad, pas étonnant dans ce cas qu'ils ne comprennent rien non plus aux patriotes américains du Tea Party et qu'ils les considèrent comme une simple anomalie et une bizarrerie malfaisante.

Une constante dans la médiocrité et l'aveuglement en quelque sorte.

Maurice Gendre


Notes

( 1 )“Tea Party”, une référence à la révolte de 1773 des colons américains. Déguisés en Indiens, ils avaient jeté par-dessus bord les cargaisons de thé amenées par les navires anglais dans le port de Boston. Ils protestaient ainsi contre une nouvelle taxe sur le thé que la Couronne britannique voulait leur imposer, alors qu'ils n'étaient même pas représentés au Parlement de Londres.

( 2 ) Pour les Américains, la violence légale et légitime n'est pas uniquement entre les mains de l'Etat et des forces de l'ordre, elle relève aussi de la mobilisation de chaque citoyen. Cet attachement au port d'armes s'explique aussi par le souvenir de la Révolution américaine, l'esprit pionnier et l'idée bien ancrée que ce qui sépare un simple sujet d'un citoyen est l'arme à feu.

( 3 ) Des zones d'ombres très importantes planent sur le lieu de naissance de Barack Obama. Les birthers estiment que Barack Obama n'est pas né Américain et par conséquent n'aurait pas du être Président d'après les termes de la loi. Des poursuites judiciaires sont d'ailleurs engagées. Les birthers réclament que désormais chaque candidat s'engage à présenter son certificat de naissance avant de concourir pour la Maison-Blanche.

http://mecanoblog.wordpress.com/2010/11/03/pourquoi-ils-haissent-le-tea-party/
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#Posté le mercredi 03 novembre 2010 13:04

Discours de Thomas Sankara toujours d'actualité

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#Posté le lundi 25 octobre 2010 06:47

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