Communiqué de la direction de l'Emirat Islamique d'Afghanistan au sujet de Barack Obama.

Au nom d'Allah, le compatissant, le très miséricordieux.


CONCERNANT LE SOI DISANT DISCOURS D'OBAMA ADRESSE AUX NATIONS ISLAMIQUES.


Le président américain obama a été élu pour redorer l'images des américains qui ont perdu toute crédibilité. C'est pourquoi obama se tourne vers le monde islamique pour leur rendre visite et essayer de les convaincre. Les médias occidentaux, en dépeignant un obama ouvert depuis plusieurs semaines, essayent de gagner les c½urs et les esprits des musulmans.

Depuis le Caire, l'allocution d'obama n'a aucune vision politique pour réduire cette ranc½ur entre les musulmans les USA. Bien qu'il est parlé pendant 48 minutes, il n'a su donner aucun véritable message positif aux nations islamiques. Il a parlé le plus souvent de clichés enveloppés de messages politiques et si nous regardons objectivement son discours dans sa totalité, il n'a pas parlé de la politique d'oppression et des changements futurs envers les musulmans. Aucun changement qui pourrait marquer le discours d'obama n'a été énoncé pour le monde musulman.

Le conseil de l'émirat islamique d'Afghanistan, considère que le discours d'obama aux nations musulmanes, comme une résultante de la politique précédente. en conséquence, le Conseil déclare les points suivant :

1 - Les déclarations de bonnes intentions et de tolérance du président des USA sont là. Tandis que ses troupes, en Afghanistan et en Irak occupés, sont occupés a massacrer, torturer, arrêtant et remplissant les prisons de civils innocents. Dans ces prisons, les martyrs sont nombreux, la brutalité et les humiliations sont nombreuses. Quand vous regardez la barbarie américaines et les humiliations, le discours d'obama n'est rien d'autres que des jeux de mots.

2 - Dans le discours sans signification et sans vérité de barak obama, est une preuve qu'il voudrait justifier le meurtre de masse en Afghanistan et en Irak comme une action judiciaire prise par les USA. Il essaye d'expliquer que les efforts continus de ses troupes de croisé contre les nations de ces deux pays musulmans est une manière légale pour protéger les intérêts nationaux des USA. La violation de la liberté des personnes, le meurtre de masse et les actes de tortures des pays envahis ne peuvent etre marqués par la légalité et accepté de tous.

3 - Barak Obama va essayer de cultiver la discorde entre les peuples musulmans par ses propensions politiques. Il aura pour mission d'inciter l'animosité et la jalousie parmi les musulmans et parmi les nations islamiques. Il essaie de créer des dissensions parmi les rangs des musulmans ainsi ils peuvent se combattre et il peut abuser de cela en conformité avec ses propres intérêts, mais les musulmans sont solidement attaché par leur foi et leur système de croyance. Aujourd'hui, tous les musulmans éveillés participent a différentes manières au jihad. Les USA sont en guerre contre l'islam et la nation musulmane entière.

4 - Il déclare que les américains n'avaient aucun interet a rester longtemps en Afghanistan et en Irak et n'est pas en faveur de la présence militaire dans la région. Ajoutant qu'ils n'ont aucune intention d'imposer leurs « valeurs » et leurs règles. Mais la réalité démentent les déclarations des américains. En Afghanistan, les bases militaires sortent de terre, jusqu'à maintenant il y a 12 bases aériennes énormes en Afghanistan qui permettent a de gros transporteurs d'atterrir. Ces nombreuses bases prouvent que les USA ont bien l'intention d'augmenter leur capacité logistique et répondre a des besoins bien plus important que le seul fait de mener une guerre en afghanistan. Ces faits indiquent que tous les pays de la région sont aussi concernés par une présence hyper-militarisée dans l'afghanistan.

5 - Obama affirme quitter le pays lorsqu'il sera complètement pacifié et que l'atmosphère sera plus paisible. C'est si drôle de le voir assimiler son action meurtrière a une action de paix dans la région, alors que la cause principale des problèmes et de la violence systémique est leur présence. La résistance continuera tant que les troupes US sont présentes en afghanistan. Si obama veut vraiment la paix et la sécurité dans la région et en Afghanistan, il doit mettre un terme a l'invasion et a la présence militaire illégale afin de préparer le terrain pour la paix et la sécurité. Notre pays est pris d'assaut pour des stratégies régionales.

6 - Le grave problème du moyen orient est l'un des autres sujets, c'est-à-dire la palestine. Obama a essayé de peindre un tableau idyllique des sionistes aux musulmans en justifiant la torture, l'oppression de nos frères musulmans de palestine. Il faudrait que les musulmans acceptent la barbarie sioniste sur nos frères musulmans parce qu'ils auraient souffert.

Il a utilisé l'histoire du fameux holocauste et du génocide de 6 millions de juifs mais est passé rapidement sur les 70 années de souffrance palestiniennes. Sans prendre en compte la moindre seconde que les palestiniens doivent subir grâce a l'entité sioniste. Il a également recommandé aux chefs arabes d'établir de bonnes relations avec l'entité « perfide ». mais a évité soigneusement le sujet des pauvres gens de Ghaza, comment leur fournir de l'aide médicale et alimentaire. Il n'a pas parlé du blocus. Ceci prouve qu'il n'est pas venu avec une offre de paix, mais a voulu transmettre ses pensées arrogantes et donner des leçons aux musulmans pour protéger les intérêts des us-raeliens.

Nous, Emirats Islamiques d'Afghanistan appelant à être ferme sur ses terres, à défendre les faibles, les opprimés et à protéger les lieux saints. Continuer le combat contre ces matérialistes jusqu'à notre liberté, notre indépendance et l'installation d'un gouvernement fixé par nos soins.

Emirat Islamique de l'Afghanistan
# Posté le dimanche 21 juin 2009 14:59
Modifié le mercredi 24 juin 2009 05:14

Les 12 régles électorales de base pour de bonnes élections en pays en voie de développement.

Les 12 régles électorales de base pour de bonnes élections en pays en voie de développement.
Les règles de base des occidentaux pour les élections dans les pays en voie de développement


1) Quand les candidats préférés des occidentaux gagnent, les élections sont libres et honnêtes. Et quand ils perdent, les élections sont certainement non libres et truquées.

2) Les protestations violentes contre les élections gagnées par les candidats préférés de l'Occident doivent être fermement condamnées et les manifestants qualifiés de terroristes, de voyous et de foule enragée (imaginez-vous si les partisans de l'opposition libanaise s'étaient lancés dans des manifestations violentes contre les résultats du scrution au Liban) ; tandis que les manifestations violentes contre les ennemis des Etats Unis (comme en Moldavie) doivent susciter l'admiration (et dans ces cas, les manifestants sont qualifiés de « militants de la démocratie».)

3) Ce n'est pas par opposition à des élections libres que les gouvernements occidentaux interfèrent dans les élections et financent des candidats via des organisations occidentales de promotion de la démocratie.

4) Les candidats (ou même les dictateurs) qui servent les intérêts occidentaux sont automatiquement qualifiés de « candidats réformistes » (même le tyran séoudien estprésenté comme animé d'un « esprit de réforme »), tandis que les candidats qui s'opposent aux intérêts politiques et économiques de l'Occident sont qualifiés d'ennemis de la réforme.

5) Les candidats dont le discours sur Israël n'est pas vigoureux sont toujours favorisés.

6) Les observateurs électoraux occidentaux sont toujours prêts à déclarer une élection injuste et truquée si leurs candidats préférés perdent.

7) La corruption des candidats pro-USA (comme la bande du 14 mars au Liban) est préférée à la non corruption.

8) Les états de services démocratiques des dictateurs s'améliorent immédiatement s'ils modifient leur politique envers les USA et s'ils manifestent la volonté de servir les intérêts politiques et économiques des USA.

9) Les pays dont les dictateurs ont fait un bon boulot en servant les intérêts politiques et économiques des Etats Unis n'ont pas besoin d'organiser des élections.

10) Si les candidats en faveur ne peuvent offrir la garantie d'une victoire électorale (comme l'instrument de l'Autorité Palestinienne Abou Mazen dont le mandat a expiré depuis deux mois), ils n'auront pas besoin d'organiser des élections et seront de toutes manières traités comme s'ils avaient remporté une élection.

11) Il n'est tout simplement pas logique d'assumer que les peuples des pays en voie de développement puissent jamais décider librement de faire des choix qui ne sont pas en phase avec les intérêts politiques et économiques des Etats Unis.

12) Les élections tenues sous occupation israélienne et étatsunienne sont libres et honnêtes si les candidats qui ont leur préférence l'emportent.
# Posté le dimanche 21 juin 2009 14:53
Modifié le dimanche 21 juin 2009 15:05

Les "pirates" somalien font de la légitime défense


Depuis l'effondrement du gouvernement central en Somalie, ce pays dépourvu de marine et de gardes-côtes a vu ses ressources pillées par de gros chalutiers qui pêchent illégalement dans ces eaux très poissonneuses. Pire encore, des entreprises et des hôpitaux européens se sont débarrassés là de leurs déchets toxiques via des filières mafieuses, provoquant l'apparition de maladies graves dans la population. La piraterie le long des côtes somaliennes, aujourd'hui endémique, est née comme un mécanisme d'auto défense des pêcheurs qui voulaient avant tout protéger leurs eaux ou tentaient de prélever une « taxe » sur les pilleurs. Rappel des faits par Johann Hari, journaliste de The Independent.


En 1991, le gouvernement de la Somalie s'est effondré. Les neuf millions d'habitants du pays vivent depuis lors au bord de la famine. Mais de nombreuses organisations occidentales de la pire espèce ont mis à profit cette situation pour piller les ressources alimentaires du pays et et se débarrasser de déchets nucléaires dans les eaux somaliennes.

Vous avez bien lu : des déchets nucléaires. Dès que le gouvernement a disparu, de mystérieux navires européens ont commencé à apparaître au large des côtes de Somalie, immergeant des barils dans l'océan. La population côtière a commencé à tomber malade. Dans un premier temps, les habitants ont souffert d'éruptions cutanées étranges, de nausées et des bébés malformés sont nés. Puis, après le tsunami de 2005, des centaines de ces barils laissant fuir leur contenu se sont échoués sur le rivage. Les gens ont commencé à présenter des symptômes d'irradiation, et plus de 300 personnes sont mortes. Ahmedou Ould-Abdallah, l'envoyé des Nations unies en Somalie, m'a déclaré : « Quelqu'un rejette des matériaux nucléaires ici. Il y a aussi du plomb, des métaux lourds comme le cadmium et le mercure. » La provenance d'une grande partie de ces déchets peut être retracée jusqu'à des hôpitaux et des usines européennes, qui semblent les confier à la mafia italienne pour s'en débarrasser à moindre coût. Lorsque j'ai demandé à M. Ould-Abdallah ce que les gouvernements européens avaient entrepris à ce sujet, il m'a répondu en soupirant : « rien. Il n'y a pas eu de nettoyage, d'aucune indemnisation, et pas [d'action] de prévention. »

Dans le même temps, d'autres navires européens pillaient les eaux somaliennes de leur ressource la plus importante : la pêche. Nous avons détruit nos stocks de poissons par la sur-exploitation - et aujourd'hui nous nous en prenons aux leurs. Les grands chalutiers qui pêchent illégalement au large de la Somalie capturent chaque année pour plus de 300 millions de dollars de thons, crevettes, homards et autres espèces dans ces eaux dépourvues de protection. Les pêcheurs locaux ont soudainement perdu leurs moyens de subsistance, et ils sont affamés. Mohammed Hussein, un pêcheur dans la ville de Marka, à 100 km au sud de Mogadiscio, a déclaré à l'agence Reuters : « Si rien n'est fait, bientôt il n'y aura plus beaucoup de poissons dans nos eaux côtières. »

C'est le contexte dans lequel ces hommes que nous appelons « pirates » sont apparus. Tout le monde convient que ce ont de simples pêcheurs qui les premiers ont utilisé leurs vedettes rapides pour tenter de dissuader les chalutiers et les bateaux poubelles, ou tout au moins pour leur imposer une « taxe ». Ces pêcheurs se désignent eux-même comme les Volontaires des Garde-côtes de la Somalie - et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi. Dans une entretien surréaliste réalisé par téléphone, l'un des leaders des pirates, Sugule Ali, a déclaré que leur motif était « d'arrêter la pêche illégale et l'immersion des déchets , dans nos eaux ... Nous ne nous considérons pas comme des bandits des mers. Nous considérons que les bandits des mers [sont] ceux qui pêchent illégalement et utilisent nos mers comme une décharge et rejettent leurs déchets dans nos mers et viennent [naviguer] en armes sur nos mers. »

Non, cela ne justifie pas la prise d'otages. Oui, certains d'entre eux sont sans aucun doute simplement des gangsters - en particulier ceux qui se sont emparé des livraisons du Programme Alimentaire Mondial. Mais les « pirates » ont l'appui de la population locale pour une bonne raison. Le site de presse indépendant somalien WardherNews a mené la meilleure enquête dont nous disposions sur ce que pensent les Somaliens ordinaires. Ses résultats indiquent que 70% « soutiennent fermement le piratage en tant que forme de défense nationale des eaux territoriales du pays ». En Amérique, durant la guerre d'indépendance, George Washington et les pères fondateurs payaient des pirates pour protéger les eaux territoriales américaines, parce qu'ils ne disposaient pas de leur propre marine ou de garde-côtes. La plupart des Américains soutenaient cette pratique. Est-ce si différent ?

Nous attendions-nous à ce que les somaliens affamés restent passivement sur leurs plages en pataugeant dans nos déchets nucléaires, et nous regardent capturer leur poisson afin que nous puissions le déguster dans les restaurants de Londres et de Paris et de Rome ? Nous n'avons pas agi contre ces crimes - mais lorsque les pêcheurs ont riposté en désorganisant le couloir de navigation par lequel transite 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole, on avons commence à crier haro. Si nous voulons vraiment lutter contre la piraterie, nous devrions mettre fin à ses causes profondes - nos crimes - avant d'envoyer nos canonnières éradiquer les criminels Somaliens.

C'est un autre pirate, vivant au quatrième siècle avant JC, qui a le mieux résumé l'histoire de cette guerre contre la piraterie. Il avait été capturé et emmené devant Alexandre le Grand, qui voulait savoir « ce qu'il attendait en voulant conserver sa maîtrise des mers ». Le pirate a souri, et répondu : « Ce que vous attendez en vous emparant de la terre entière ; mais comme je le fais avec un petit bateau, je suis un voleur, alors que vous qui le faites avec une grande flotte, vous êtes appelé empereur ». A nouveau, notre grande armada impériale cingle aujourd'hui sur l'océan - mais qui est le voleur ?
# Posté le mercredi 15 avril 2009 09:18

La Face caché de la guerre au Darour

# Posté le samedi 04 avril 2009 13:11

L'agréssion contre l'Afghanistan et Pakistan d'Obama

L'agréssion contre l'Afghanistan et Pakistan d'Obama
Le Président Barack Obama a désormais fait entièrement sienne la guerre en Afghanistan. Terminé, le faux-semblant en usage à Washington, prétendant que que cette guerre était menée par une « coalition » occidentale. Abandonné, lui aussi, ce titre de bande dessinée, la « guerre contre le terrorisme", désormais remplacé par un sobriquet digne de George Orwell : « Opérations Contingentes Outre Mer »

L'annonce par Obama la semaine dernière d'un renforcement de l'engagement américain en Afghanistan et au Pakistan - désormais officiellement désignés par le sigle « AfPak » à Washington - a été accompagnée par un bombardement médiatique préliminaire du Pakistan, blâmé pour ne pas être suffisamment actif dans la mise en oeuvre des visées stratégiques américaines.

La semaine dernière, le New York Times a fait paraître en une un article - publication clairement orchestrée par l'administration Obama - accusant le service de renseignement militaire Pakistanais, l'Inter-Service Intelligence (ISI), de venir secrètement en aide aux talibans et à leurs alliés en Afghanistan et au Pakistan .

En 2003, le quotidien avait gravement compromis sa réputation, autrefois excellente, en servant de principal relais pour les mensonges de la propagande de guerre de l'administration Bush sur l'Irak. The Times a lui aussi fait retentir les tambours de guerre, appelant à l'intensification des opérations militaires américaines visant le Pakistan.

En l'occurrence, ces dernières accusations en provenance de Washington contre l'agence de renseignement pakistanaise sonnent juste. Ayant couvert le sujet de l'ISI durant près de 25 ans, et été en contact avec plusieurs directeurs de l'agence, je serais très surpris si l'ISI n'était pas tranquillement en train de travailler avec des talibans afghans ainsi que d'autres mouvements de résistance.

Car c'est la protection des intérêts pakistanais, et non ceux des États-Unis, qui est la mission première de l'ISI.

Selon le général Pervez Musharraf, Washington avait menacé le Pakistan d'entrer en guerre contre lui après le 11 septembre s'il ne coopérait pas pleinement à l'invasion américaine de l'Afghanistan. Les bases militaires et les ports du pays ont été - et restent - indispensables pour la logistique de l'occupation américaine en Afghanistan.

Le Pakistan a été contraint sous la menace à accepter les demandes des États-Unis bien que la majorité de sa population avait soutenu les talibans en tant que combattants de la liberté, nationalistes et anti communistes, et s'opposait à l'invasion américaine. Les talibans, qui sont essentiellement issus des tribus pachtounes, ont été soutenus et armés par le Pakistan.

De nombreux généraux pakistanais et hauts officiers de l'ISI sont des pachtounes, qui représentent de 15 à 18% de la population du pays et forment le deuxième groupe ethnique après les pendjabis. L'ISI s'est souvent servi des taliban et des groupes de militants cachemiris, le Lashkar-i-Toiba et le Jaish-e-Mohammed.

Le Pakistan a été rendu furieux lorsque ses ennemis afghans traditionnels, l'Alliance du Nord des Tadjiks et des Ouzbeks, dominée par les communistes, ont été mis au pouvoir par les Américains. L'Alliance du Nord avait été fortement soutenue par l'Inde, l'Iran, la Russie et l'Asie centrale post-communiste.

Le Pakistan a toujours considéré l'Afghanistan comme son « arrière-pays stratégique » et sa zone d'influence naturelle. Le 30 millions de pachtounes vivent à cheval sur la frontière artificielle qui sépare le Pakistan et l'Afghanistan, connue sous le nom de la ligne Durand, qui fut tracée par l'empire britannique, en appliquant là son habituelle stratégie du « diviser pour régner. »

Le Pakistan appuie les pachtounes afghans, qui ont été exclus du pouvoir en Afghanistan avec l'occupation américaine. Mais le Pakistan craint également les tendances séparatistes au sein de ses propres pachtounes. Le spectre d'un état indépendant, un « Pachtounistan », réunissant les pachtounes d'Afghanistan et du Pakistan a été longtemps l'un des pires cauchemars d'Islamabad.

Les Pakistanais sont indignés par les raids aériens des États-Unis visant sur leur sol la rébellion de tribus pachtounes dans les zones tribales frontalières. La plupart sont également fermement opposés à la « location » accordée à Washington des 130.000 soldats pakistanais et de l'aviation du pays pour attaquer les pro-talibans dans les tribus pachtounes. Une majorité de la population estime que le gouvernement du président Asif Zardari, de plus en plus impopulaire et isolé, sert les intérêts des États-Unis plutôt que ceux du Pakistan.

Le Pakistan est en aujourd'hui en faillite et ne survit désormais que grâce aux subsides de l'Amérique.

Ses deux derniers gouvernements ont été obligés de faire appel à Washington bien que la plupart des Pakistanais soient opposés à cette politique.

Les États-Unis n'ont pas tenu compte de l'intensification des efforts déployés par l'Inde, l'Iran et la Russie afin d'étendre leur influence en Afghanistan. L'Inde, en particulier, fournit en armes et en approvisionnements les ennemis du Pakistan en Afghanistan.

Washington ne voit le Pakistan que comme un moyen pour faire avancer ses propres intérêts en Afghanistan, et non pas comme un ancien allié fidèle. C'est une obéissance, et non pas une coopération, qui est requise d'Islamabad.

Le Président Barack Obama a annoncé un renforcement de la présence militaire et civile en Afghanistan, et des milliards supplémentaires seront consacrés à poursuivre une guerre contre la résistance nationale, qui est largement le fait des pachtounes, en Afghanistan et au Pakistan.

Rien de tout cela ne bénéficiera au Pakistan. De fait, en s'impliquant encore plus en « Afpak », les Etats-Unis renforcent la menace d'une instabilité et d'une violence accrue, voire la rupture de facto d'un Pakistan fragile, comme cela a été le cas en Irak.

C'est la mission de l'ISI que de faire face à ces dangers, de rester en contact étroit avec les pachtounes des deux côtés de la frontière, et de lutter contre les machinations des autres puissances étrangères en Afghanistan et dans les zones tribales Pakistanaises.

Beaucoup de Pakistanais savent aussi qu'un jour les États-Unis et leurs alliés vont quitter l'Afghanistan, laissant un sanglant gâchis derrière eux. L'ISI devra alors ramasser les morceaux et faire face au chaos qui s'en suivra. Les intérêts stratégiques et politiques du Pakistan sont très différents de ceux de Washington. Mais ils sont bien peu à Washington, à sembler s'en soucier.

L'ISI ne joue pas un double jeu, comme l'en accuse Washington, mais il tente simplement de préserver les intérêts stratégiques et politiques du Pakistan dans la région. L'administration Obama commet une erreur historique en traitant le Pakistan avec une arrogance impériale et en ignorant les préoccupations et les désirs de son peuple. Il semble que nous n'ayons rien appris de la révolution iranienne.

Eric Margolis
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 14:58