L'exemple de Kolwzi (1978): Comment la France grace a diverts pretextes et manipulations intervient'elle en afrique pour piller et pratiquer le néo colonialisme?

Si un pays africains durant la guerre froide attira l'attention des service impérialiste avide de richesses, c'est bien l'ex Congo Belge devenu Zaïre puis République démocratique du Congo. A l'indépendance de ce pays , les puissances rapaces ont tout d'abord renverser le dirigeant pan africain Patrice Lumumba.
Puis ce jeunes pays connus plusieurs années de lutte féroce pour le pouvoir durant lesquelles furent camouflé sous le traditionnel prétexte de guerre ethniques l'actions des services occidentaux en faveur de tel ou tel clan alternativement selon au gré des opportunités et des rivalités opposant les lobbies concernés pour la domination de telle ou telle activité minière. Mobutu fini par l'emporter avec le soutient de la France , Usa et Belgique et instauré une dictature qui laisse libre court au activité des multinationales européennes et américaines.

Seulement un camp opposé a Mobutu , les partisans de Moïse Tschombé s'étaient réfugiés en Angola ( a l'époque encore sous contrôle Portugais) après leur défaites. Mobutu leur proposa la paix et quelque un le crurent mais c'était un piège et ceux qui se rendés étaient tués ou enfermés. Lorsque l'Angola devint indépendant en 1974 , les partisans de Moïse Tschombé se mirent sous la direction de Nathanaël M'BUMBA et crèerent le FLNC(Front de libération nationale du Congo).
En Mars 1977 5 000 Menbres de FLNC franchissent la frontière et attaque l'armée de Mobutu et font marche sur la Ville de Kolwezi , Mobutu en difficulté appel ses amis Français qui fournissent a Mobutu Une logistique aériennes ainsi que l'envoie de forces marocaine pour soutenir directement les force de Mobutu. Le FLNC sera repoussé en Angola.

Le FLNC lance un deuxiéme assauts en Mai 1978 et cette fois Kowelzi est prise et Mobutu appel a nouveau la France avec un argument très simples , les rebelles massacrent des résidents européens en effet il y a 2700 européens installés la bas.. Le président américain Carter envoie des avions soutenir Mobutu , la France le 19 Mai envoie le 2eme REP ( des paras) qui prend la ville avec peu de perte , le bilan des civils et des rebelles est inconnue. La France cri victoire et Giscard se pose en sauveur de l'humanitaire pourtant la vérité est tout autre , ce n'est qu'une manipulation pour justifier une intervention visant a continuer de piller le Katanga , il n'y à pas que les rebelles qui on tués européens.

Quelque années après , l'ex ministre de Mobutu Nuguza Karl I Bond raconta que Mobutu avait lui même ordonner a ses troupes de tuer le plus d'européens possible pour fournir un motif d'intervention a Paris et Bruxelles. Pierre Yambuya confirme de son côté que c'est le colonel Bosange de l'armée de Mobutu qui ordonna de massacrer les européens ( il y a eu 30 européens tués environ ) et ce même Bosange sera décoré plus tard par l'armée Française,l'état français était parfaitement au courant de la manipulation de Mobutu et n'est pas intervenu pour sauver les européens mais sous prétexte la vrai motivation de la France etait prendre le contrôle de cette région riche en minerais et de s'assurer que sont poulain Mobutu reste au pouvoir.

Ce fut Mobutu lui même , le dictateur de l'ex Zaïre , qui fit assassiner des dizaines d'européens pour en faire porter de chapeau a ses adversaires fournissant ainsi un mobile humanitaire a la France et a la Belgique pour intervenir militairement et permettre de garantir le pillage de ce pays très riche en ressource minières pour les entreprises Françaises et Belges.

# Posté le samedi 28 juin 2008 22:16

Modifié le dimanche 29 juin 2008 19:38

La France et les USA soutiennent un génocide

Lettre de Issouf Ag Maha , Maire commune Tchirozérine Niger

Bravo pour la France,
Félicitation pour Areva,
Dommage pour les touaregs


La France se glorifie à juste titre de sa nouvelle victoire, une performance qui lui a permis de signer un contrat fort alléchant avec la Chine pour la fourniture de deux réacteurs nucléaires EPR. Au mois de septembre c'était avec la Libye que le géant du nucléaire Areva ventait ses prouesses en promettant d'importants bénéfices au profit de la France. Quant à nous, touaregs du nord Niger, à chaque tournant de cette implacable tourmente la sueur froide est de mise.

Il y a quelques mois je disais ceci :

« Aujourd'hui, les touaregs s'inquiètent de la distribution tous azimuts de permis de recherche et d'exploitation d'uranium sur leurs territoires sans que ne soit envisagée aucune mesure de compensation visant à en amortir les conséquences.
Les tribus concernées devront quitter les lieux à la recherche d'hypothétiques territoires d'attache et de nomadisation.
Les ressources exploitées donnent à l'Etat les moyens de les combattre, les maîtriser et les réduire à l'état de réfugiés dans leur propre pays.
Cet acheminement hélas fatal, du fait de la logique géopolitique et des intérêts des uns et des autres, amputera l'humanité d'un des éléments unique de sa richesse, la culture touarègue, une culture basée sur un code de conduite morale imposé à chacun dans la perspective d'affronter les conditions d'une vie saharienne austère et rudimentaire.
La situation est d'autant plus complexe que les permis d'exploitation ont été attribués à des pays comme la Chine qui, malheureusement, n'a aucune politique de respect pour les communautés locales et encore moins l'environnement constituant leur cadre de vie. Leurs méthodes « espèces sonnantes et trébuchantes » intéressent en revanche les gouvernants de ce monde.
C'est dans cette logique infernale qu'un conflit armé a éclaté dans le nord Niger avec la création d'un mouvement des Nigériens pour la Justice. Du fond de leur désert ses animateurs luttent pour se faire entendre, alerter la planète et tenter de dénoncer cette situation afin de sauver ce qui peut l'être.
Face à eux, un Niger qui décide de les anéantir, crée les conditions d'un affrontement sans précèdent et refuse toute idée de dialogue. Les libertés individuelles sont confisquées, les débats contradictoires sont interdits, les radios internationales sont suspendus, les journaux indépendants sont menacés et certains supprimés. La région Touarègue est déclarée en état d'urgence et l'armée s'arroge le droit d'emprisonner, torturer et tuer au besoin sans aucune forme de procès. La communauté internationale passe sous silence cette situation contraire à la Déclaration Universelle des Droits Humains.
Le shema qui se dessine devient très préoccupant et même d'une extrême gravité. En effet, la partie septentrionale du Niger regorge d'impressionnantes ressources minières, uranifères et pétrolifères notamment. Les populations disséminées dans ce désert sont désormais perçues comme une véritable entrave dans la perspective de l'exploitation massive de cette manne.
L'énergie nucléaire dans sa fulgurante ascension d'énergie propre devient plus que jamais un enjeu planétaire. De la même manière, la montée progressive du prix du baril rend le pétrole nigérien économiquement intéressant.
Que représente une poignée de nomades totalement absents du système économique mondial devant de tels enjeux ?
Les grandes puissances de cette planète vont alors laisser le dictateur faire le ménage afin de s'en prendre à « l'énergie propre dans un environnement propre (dégagé de toutes ces populations)». Le tour est joué, le gouvernement nigérien et les puissances étrangères auront tiré leur épingle du jeu. »


Trois mois plus tard ce shemas se confirme inexorablement.

On connaît parfaitement les conséquences néfastes qui résultent des deux permis d'exploitation octroyés il y a quarante ans à la France pour l'extraction des gisements d'uranium à Arlit et Akokan (voir étude Criraad et Sherpa). La population nomadisant dans cet espace a été contrainte de partir sous d'autres cieux. La faune a totalement disparu. Les nappes phréatiques sont polluées. La population fait face à des sérieux problèmes de santé publique.
Cette année, l'état du Niger a d'octroyé 122 permis d'exploitation d'uranium. En superposant la carte du nord Niger et les limites géographiques des concessions on se rend compte de la catastrophe qui se prépare : Pollution des nappes phréatiques, destruction des airs des pâturages, spoliation des terres des éleveurs, élimination des puits pastoraux et bouleversement de la gestion pastorale. Qu'en est-il de la Déclaration des droits des peuples autochtones adoptée en septembre à l'ONU ?
Notre monde a-t-il le droit de laisser passer sous silence la destruction de tout un peuple dont le crime originel serait d'habiter un Sahara jadis inculte mais devenu immensément riche ?
Souhaitez vous vraiment que le peuple touareg disparaisse à jamais si cela permettait à votre économie de bien se porter ?
Acceptez vous de participer à travers la politique de votre pays à la mort d'une population innocente sous prétexte que cela vous permet d'éclairer vos maisons et de cuisiner sur la plaque chauffante.
Les touaregs n'ont d'autre choix que de se battre ou disparaître. Un choix fort douloureux qui les a amené à prendre les armes et à risquer leur vie.
L'armée Nigérienne, qui a le soutien matériel de la France, de la Chine et des Etats-Unis, vient de lancer une offensive sur l'Aïr dans le but de nous réduire au silence. Nos hommes tentent de la contenir avec des moyens bien moins importants.
L'armée a réussi à ravitailler la caserne d'Iferouane mise sous embargo par les troupes MNJ depuis le 25 Août dernier, mais cela ne change en rien les données du problème.
Nous sommes déterminés à défendre nos terres car c'est une question d'existence. Déterminés et rassemblés, nous réussirons à empêcher à toutes ces sociétés de s'installer chez nous sans notre consentement.

Encore une fois sont mis en balance et de manière flagrante la richesse matérielle et la valeur humaine.

La réalité est là, inutile de se voiler la face.


Issouf Ag MAHA
Maire commune Tchirozérine
Agadez Niger

# Posté le mardi 24 juin 2008 09:38

L'union pour la Méditerannée , un supercherie coloniale

Des ressources naturelles inexploitées, pour des exploitants sans ressources

− Çà ne vous rappelle rien ?.... Encore un petit effort de mémoire !....Çà y est ?
− Mais bien sûr ! "Un territoire sans peuple, pour un peuple sans territoire".....Comme pour la Palestine, il y a près d'un siècle !
− Vous avez tout compris dis-je à mon interlocuteur.

C'est tout à fait cela en effet ! Voilà donc que cette espèce de schmilblick de la géopolitique refait surface – tel un monstre du Look Ness "méditerranéen" – aujourd'hui, sous l'impulsion de M. Sarkozy. Un M. Sarkozy dont tout le monde connaît parfaitement les liens étroits d'amitié – pour éviter de dire de subordination - qui le lient à l'Axe Tel Aviv – Washington qui semble l'avoir mandaté, après l'échec de l'escroquerie diplomatique dite du "processus de Barcelone", pour remettre sur la table un projet qui cache mal ses objectifs inavouables, multiples et connexes:

1) Saboter toute velléité de poursuivre la construction du Grand Maghreb Arabe;

2) Imposer aux pays Arabes du pourtour méditerranéen, une reconnaissance de facto Israel en leur faisant entériner du même coup, l'occupation des territoires palestiniens;

3) Décrocher les pays du Maghreb Arabe de ceux du Machrek pour casser leurs liens civilisationnels, historiques, linguistiques et socio culturels traditionnels, en faisant ainsi place nette aux projets impérialo sionistes du "Nouveau Moyen-Orient" dont rêvent les sionistes chrétiens des Etats-Unis, plus opportunément appelés les néocons;

4) Vider l'Organisation des Etats Africains de toute signification en l'amputant des pays du Nord du Continent qui se détourneront fatalement du sort de l'Afrique subsaharienne;

5) Consolider l'orientation des échanges dans le sens Nord-Sud, en pérennisant l'inégalité des termes de l'échange – sur laquelle s'est bâtie une partie de la puissance de l'Europe – et en réduisant ainsi, à leur plus simple expression, les échanges Sud-Sud, vitaux pour toute politique de développement socio économique et culturel des pays du Sud;

6) Enfin, - last but not least -, entreprendre un lent et patient travail d'Evangélisation dans notre région, en s'appuyant tantôt sur l'ignorance et la misère des uns, tantôt sur les ambitions et la félonie des autres;

Vaste programme diriez-vous...Or ce qu'il faudra lire derrière les lignes d'un tel programme est encore bien pire: Il s'agit à terme, - si l'on n'y prend garde – de la consécration d'une tutelle politique – c'est-à-dire un colonialisme qui ne dit pas son nom -, tutelle sous-tendue par une mainmise, une véritable OPA économique sans précédent, sur les ressources du sol et du sous-sol de nos pays, au nom des sacro-saintes lois du marché. C'est-à-dire au nom des ambitions d'enrichissement dévorantes des 10 à 15.000 plus grosses fortunes mondiales qui détiennent à elles seules, 2 fois plus de richesses que les 2 milliards et demi d'hommes les plus pauvres .

Il s'agit en effet, et sans aucun esprit, ni de dramatisation ni d'exagération, d'affirmer qu'il existe aujourd'hui parmi les dirigeants occidentaux – Etats-Unis et Union Européenne réunis – une véritable volonté de domination et d'exploitation des pays du Sud.

Une volonté sous-tendue:

En premier lieu, par leurs énormes besoins en ressources énergétiques et en matières premières d'un Occident insatiable et prédateur;

En second lieu par l'opportunité historique que représente l'unilatéralisme géostratégique provisoire sur la scène mondiale; de cet Occident dont la dérive extrême droitière devient inquiétante et menaçante pour la paix du monde;

En troisième lieu enfin, par l'arrivée à maturité des fruits plantés par l'Occident – j'allais dire les fruits pourris – en parlant des régimes félons et corrompus qui dirigent la quasi-totalité de nos pauvres pays, et qui ne doivent leur pérennité que grâce aux soutiens politiques et souvent financiers, dont ont pu bénéficier ces régimes, de la part des Gouvernement occidentaux pour qui, les Valeurs de Liberté et de Démocratie s'effacent devant leurs intérêts nationaux étroits.

C'est assez dire combien l'heure est grave pour nos peuples, de ce coté-ci de la Méditerranée. Des peuples qui sont historiquement sommés par l'Histoire, avant qu'il ne soit trop tard, pour prendre leur propre destin en mains, au lieu de l'abdiquer entre les mains d'une classe politique ignorante et incompétente, discréditée et corrompue, et désormais suspecte de compromission, voire de trahison.

Tout semble indiquer que ne sommes pas loin désormais, d'une violente prise de conscience populaire dans la plupart de nos pays et dont nul ne peut prédire l'ampleur mais cette prose de conscience prouvera une fois de plus, que les Peuple ont toujours eu raison des tyrans. Que ces tyrans soient ceux de l'intérieur ou ceux de l'extérieur.

Abdelkader Dehbi
15 juin 2008

# Posté le samedi 21 juin 2008 13:29

Modifié le samedi 21 juin 2008 17:53

Le reveil de l'Afghanistan , la resistance libére plus de 1000 detenus victime de barbarie

Le reveil de l'Afghanistan ,  la resistance libére plus de 1000 detenus victime de barbarie
Le raid spectaculaire qui a libéré ces prisonniers débuta dans la nuit de vendredi lorsqu'un camion-citerne bourré d'explosif défonça l'entrée principale de la prison de Sarposa. Ensuite, un second véhicule fut utilisé pour créer une brèche dans un mur situé à l'arrière des installations pénitentiaires. Dans la foulée de l'explosion, quelque trente guérilleros sur des motocyclettes armés de mitraillettes et de grenades tuèrent quinze gardes avant d'ouvrir systématiquement toutes les cellules et de transporter des centaines de prisonniers politiques dans des camionnettes.

L'attaque fut une véritable humiliation pour le gouvernement à la solde des terroristes américains du président Hamid Karzaï qui a souligné sa faiblesse, son incompétence et sa corruption. Elle souligne de la même façon l'échec de l'occupation de l'OTAN à réprimer l'insurrection croissante, malgré le déploiement record de troupes étrangères dans le pays.

À la suite de l'évasion, les forces américaines ont été victimes de l'attaque la plus mortelle cette année lorsqu'un engin explosif a éclaté sous un Humvee dans la province de Farah, tuant quatre marines américains d'un coup.

Dimanche, des représentants afghans affirmaient n'avoir réussi qu'à capturer 20 des prisonniers en fuite. Selon un porte-parole de l'OTAN, plus de 1150 prisonniers se seraient évadés et 1400 selon les taliban . Un sous-ministre au ministère afghan de la Justice, Mohammad Qasim Hashimzai, déclara à l'agence de presse Reuters que l'évasion « était une attaque tout à fait sans précédent ». Il affirma que les responsables du régime « tentent de découvrir ce qui s'est vraiment passé. Nous essayons de déterminer s'il y a eu de l'aide de l'intérieur ».

Une telle « aide de l'intérieur » avait déjà été identifiée lors d'une précédente attaque, où des tireurs avaient infiltré en avril dernier une parade militaire célébrant une fête nationale à Kaboul, et avaient ouvert le feu sur la foule, manquant Karzaï de peu. Des représentants des ministères de la Défense et de l'Intérieur furent arrêtés le mois dernier pour avoir participé au complot.

Ces événements entretiennent internationalement le sentiment que le gouvernement Karzaï est sur le point de s'effondrer. L'évasion est survenue seulement une journée après qu'une conférence internationale à Paris se soit engagée à verser 20 milliards $ pour les efforts de reconstruction en Afghanistan. Cependant, les donateurs se virent obligés dans leurs déclarations d'exiger du régime afghan qu'il combatte la corruption et fasse respecter « la loi ». Nombreux sont ceux qui doutent que les fonds iront au développement national et qu'ils se retrouveront plutôt dans les comptes de banque à l'étranger des partisans de Karzaï.

Drones déployés pour la chasse à l'homme

Dans leur chasse aux évadés, les troupes de l'OTAN avec les sbires s afghans, la police et les agents de sécurité ont bouclé les environs de Kandahar, le lieu d'origine des taliban qui ont été chassé du pouvoir lors de l'invasion américaine en 2001. Les forces de sécurité ont érigé des barrages routiers et fouillé les maisons.

Pendant ce temps, les forces dirigées par les États-Unis près de l'aéroport Kandahar ont envoyé des avions-espions, incluant des drones (des avions sans pilote), à l'extérieur de la zone de la ville pour tenter de retrouver les prisonniers manquants.

L'agence de nouvelles française AFP rapportait que l'un des évadés avait informé les journalistes que les fugitifs étaient cachés en zone sûre.

« Ils sont entrés et nous ont libérés », a dit un ex prisonnier qui s'identifiait sous le nom d'Abdullah. « Ceux qui ne pouvaient pas embarquer dans l'autobus se sont échappés à travers les champs de pommetiers. Nous sommes tous en sécurité maintenant. »

Kandahar est à moins de deux heures de route de la frontière avec le Pakistan, où l'on soupçonne que plusieurs des prisonniers se seraient réfugiés.

Les groupes de défense des droits de l'homme en Afghanistan ont dit entre temps que le succès de cette évasion était au moins en partie une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus, plusieurs ayant été détenus par les forces américaines, et ensuite transférés aux autorités afghanes en vertu d'une entente conclue l'an dernier.

Alors que les représentants du gouvernement et de l'OTAN rapportaient que certains des commandants de second et de haut rang faisaient partis des fugitifs, l'Organisation des droits de l'homme d'Afghanistan (AHRO) a dit que beaucoup parmi les détenus se trouvaient en prison simplement suite à des rafles de sécurité.

Plusieurs centaines de prisonniers faisaient une grève de la faim, et approximativement 40 s'étaient cousu la bouche en guise de protestation contre leur détention sans accusation, dans certains cas pour une durée de deux ans ou plus, victimes de torture systématique.

Les représentants de l'AHRO ont dit qu'ils avaient prévenu le régime afghan que la colère et le désespoir des prisonniers et de leurs familles dans la région étaient une menace majeure à la sécurité.
« Plusieurs des prisonniers qui se sont maintenant échappés de Sarposa ont subi des formes inimaginables de torture et souffrent de sévères problèmes mentaux en raison des abus » a dit le président de l'AHRO, Lal Gul, un mandataire. « Les prisonniers se sont plaint d'agression à l'aide de chiens entraînés et de torture physique entraînant la perte de membres ou de parties du corps. Les gens dans la région étaient, de manière compréhensible, outrés par ces abus et ils se sentaient de plus en plus désespérés car la plupart des gens détenus là-bas n'avaient rien à voir avec les taliban. »
Le représentant pour les droits de l'homme a affirmé que les taliban gagnaient de l'appui dans la région, autant en raison de ces abus qu'à cause de la campagne de bombardement américaine qui s'accentue et qui a causé la mort de civils, dont des femmes et des enfants.
Le régime afghan a adopté les standards de barbarie utilisés par l'administration Bush dans sa supposée « guerre contre le terrorisme », refusant tout droit aux détenus désignés comme étant des partisans des talibans, que ce soit en tant que criminel suspect ou en tant que prisonnier de guerre. Le résultat inévitable a été leur torture, sous la garde des Etats-Unis comme sous la garde afghane.

Près de sept ans après que Washington eut lancé son « Opération liberté immuable » avec des raids aériens et une intervention au sol en Afghanistan avec l'aide de près de 70 000 troupes américaines et de l'OTAN occupant le pays, l'insurrection gagne en force. L'hostilité populaire envers l'occupation étrangère et le régime de Karzaï a été nourrie par le massacre de civils lors de raids aériens américains, par la répression et la corruption du gouvernement et par la pauvreté et la faim persistantes.
Des centaines de gens ont manifesté dimanche contre la mort de civils causée par un bombardement aérien américain dans la province de Paktia, au Sud-Est.
Les attaques provenant des insurgés dans la région orientale du pays, occupée principalement par les troupes américaines, ont augmenté de 50 pour cent en avril.

# Posté le jeudi 19 juin 2008 10:28

Jacques Vergès : « on veut empêcher Tarek Aziz de révéler les crimes de l'Occident »

Il a défendu le tortionnaire Klaus Barbie, il rêvait du même rôle de méchant auprès du dictateur Saddam Hussein, qui n'a pourtant pas voulu de lui, et le voici aujourd'hui avocat officiel de l'homme qui dirigeait la diplomatie irakienne sous Saddam, le « huit de pique » du jeu de cartes du Pentagone, Tarek Aziz.

Mais cela ne va pas être facile. Le procès a démarré le 20 mai dernier et Jacques Vergès n'a pas encore réussi à plaider la cause de son illustre client ! Le visa qu'il attend pour se rendre au pays des mille et une nuits est curieusement bloqué par une longue attente, laissant l'ancien dignitaire baasiste seul face au juge, qui l'accuse d'avoir participé, en 1992, à la décision d'exécuter 42 commerçants qui spéculaient sur le prix des aliments. Sans visa délivré à Vergès pour Bagdad, le "huit de pique" risque de devoir se passer de son joker. Et il encourt la pendaison.

Selon Vergès, qui ce 3 juin a tenu une conférence de presse à Paris pour demander un peu de soutien à la diplomatie française, Bagdad et Washington feront tout pour l'empêcher d'aller défendre son client. On les comprend : les deux alliés n'ont aucun intérêt à organiser un procès équitable, où l'accusé Tarek Aziz pourrait, épaulé par l'éloquence de son avocat, renverser toute l'accusation. C'est le coup préféré de « l'avocat de la terreur » : le sort de l'accusé est joué d'avance, l'homme s'en va droit vers la potence, la seule issue qu'il reste est d'occuper tout l'espace au procès pour en instruire un autre : celui de ses accusateurs.

LES SECRETS DE CHIRAC ET DE BUSH

Et sur ses accusateurs, Tarek Aziz aurait long à dire ! Quand Saddam achetait de l'anthrax, du gaz sarin ou des composants nucléaires à la France, à l'Allemagne ou aux Etats-Unis, Tarek Aziz dialoguait très amicalement avec un Français qui se nomme Jacques Chirac ou avec un certain Donald Rumsfeld, deux grands anciens soutiens de Saddam sur lesquels il pourrait aujourd'hui révéler quelques méchants secrets qui ne sont pas encore connus. Les mots qu'ils lui ont dit, les promesses qu'ils ont faites dans la discrète intimité d'une rencontre à huis-clos, par exemple.

Imaginons... Si le procès avait porté sur les crimes du régime baasiste contre les Kurdes, Tarek Aziz aurait pu, peut-être, rappeler une triste histoire que l'ancien chef des opérations de l'armée irakienne, Subhi Abdelhamid, nous a dévoilée en 2005 à Bagdad. En 1963, l'attaché militaire américain à Bagdad avait offert aux dirigeants baasistes de l'époque mille bombes au napalm pour incendier les villages kurdes en rébellion dans le nord du pays. Abdelhamid lui-même avait mené la négociation. Et le napalm yankee était livré gratis, pour soutenir un régime sur lequel le président Johnson comptait dans sa guerre froide contre le communisme.

On imagine alors Vergès, dans sa robe d'avocat, rebondissant sur l'anecdote pour balancer que cette même année 1963, quand les baasistes prennent le pouvoir par les armes et se mettent aussitôt à torturer et à tuer des communistes par milliers, les Américains sont aussi très actifs. Eh oui, de vieux organisateurs du coup d'Etat et d'anciens diplomates américains ont parlé : la CIA a joué un rôle actif dans la tuerie en fournissant aux baasistes des listes de communistes... L'aveu fut fait en 2003 à l'agence de presse américaine UPI par un ancien dirigeant de la diplomatie américaine qui a requis l'anonymat. Et côté irakien, l'un des auteurs de ce massacre, Abdallah Hatef, qui dirige aujourd'hui d'une école primaire à Bagdad, nous racontait que la consigne de ses chefs du parti baas était "d'exterminer les communistes". Mais ce rôle joué par Washington dans des massacres de civils irakiens, aucun risque que Tarek Aziz en parle sans cette grande gueule de Vergès.

JUGER UNE AFFAIRE IRAKO-IRAKIENNE POUR ÉVITER LE PROCÈS DE L'OCCIDENT

Que pourraient révéler encore ces cochons de Vergès et Aziz s'ils disposaient de la tribune d'un procès équitable ? Tiens : le vrai contenu des fameuses discussions de Tarek et Saddam avec l'ambassadrice américaine April Glaspie, huit jours avant l'invasion du Koweït. Les ventes secrètes de bombes à fragmentation à l'Irak par la CIA entre 1984 et 1988 : qu'ont reçu les Américains en échange ?... La liste des people du monde économique ou politique, en bonne partie français, qui ont bénéficié de la générosité de Tarek et Saddam à l'époque de l'embargo (1991-2003) durant lequel périrent des centaines de milliers d'Irakiens, sous forme de bons de pétrole très rémunérateurs... Derrière Charles Pasqua, y en avait-il d'autres ?

Et pour finir, Tarek connaîtrait-il le secret de l'incroyable amitié puis du soudain désamour Saddam-Chirac, sur lequel un ancien collaborateur diplomatique de Saddam nous a raconté, en mai 2005, que le dictateur se demandait à chaque élection présidentielle française quel candidat il allait bien pouvoir financer ?

Bref, le Tarek Aziz aurait de quoi donner des sueurs froides à un mezze de dirigeants occidentaux ! Mais ses sales souvenirs resteront dans les cartons des historiens. Pour empêcher le vieil homme de dévoiler les secrets des crimes de Saddam dont l'Occident a été co-responsable, les organisateurs irakiens et américains du procès ont joué un joli tour. Ils ont simplement fait porter l'accusation sur une affaire cent pour cent irakienne, la pendaison de 42 personnes pour crime de droit commun. Et pour bien contrôler les débats, ils font mariner Vergès aux portes de Roissy, sans visa. Le procès de rupture est mal barré. Il risque de se jouer dans le velours des salons parisiens.

source http://www.bakchich.info/article4012.html

# Posté le lundi 16 juin 2008 14:40